Sens'ille

Sens'ille

Parce que tu as

quelque chose d'unique à nous faire partager à nous tes amis. Quelque chose de toi, une émotion, une expérience, une création peut-être, un bonheur quelque fois, une indignation ou une colère, enfin les occasions de te dire ne manquent certainement pas. . Ici ils seront accueillis avec respect parce que nous sommes entr'amis.

Héritage

EcrituresPosted by Christian GD Wed, August 28, 2013 15:32:43

Mes origines sont de mer par mon père et de ville par ma mère.

Je suis de l’un et de l’autre, et d’un autre encore.

Ils m’ont donné leur nom, c’est important un nom.

Lourd à porter parfois, surtout quand il y en a deux.

De ma mère j’ai le visage, ses cheveux blancs, la peau brune.

De mon père j’ai la couleur de son sang, de ses yeux, c’est moins évident.

Ma mère aimait danser, mon père la musique romantique, l’autre les fanfares sans doute.

Moi j’aime la musique.

Je lui appartenait, elle voulait me dévorer.

Lui il avait déjà une soif douloureuse.

Il mangeait des huitres et je savais que je les aimais.

J’avais sept ans.

Il m’a donné la liberté de penser, son intelligence des choses.

Il a allégé mon fardeau, je n’ai jamais marché au pas.

Il a rencontré très tôt mon style particulier, il aurait dû me le faire savoir.

Et tant d’autres choses que je ne peux lui en vouloir.

Ma mère gardait de son père le sens des affaires, et de l’argent… je lui ressemble.

L’argent lui brulait les doigts, il m’en a pris, je crois… l’alcool toujours.

Mais il pouvait donner sa chemise à plus malheureux.

Moi je garde les miennes.

J’aime cuisiner, manger, boire un verre entre amis.

Il était cuisinier, il tenait ça de sa mère... mais l’alcool l’a tué.

J’ai horreur des médocs, elle en abusait, comme le sens du sacrifice.

Son regard plongeait dans la mer et ses secrets, il les connaissait

Et moi je m’interroge.

Il avait une façon de tendre les bras qui lui était propre, je l’envie encore.

Ils étaient de trop peu de mots…. de ces mots qui font vivre.

De mes pères j’ai gardé la nostalgie, leurs blessures, leur solitude.

L’un a fait silence trop tôt.

L’autre a choisi sans mot de partir un dimanche de fête des pères l’après-midi.

Je me souviens il faisait soleil.

Moi je suis vivant et je veux vivre… pour eux peut-être !

Je suis de l’un et de l’autre, et d’un autre encore.

Ils m’ont donné leur nom, c’est important un nom.

Lourd à porter parfois, surtout quand il y en a deux.

Et ce qui me vient de l’un ou de l’autre qu’importe,





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